Promenade à Shibuya

Shibuya 109Après ces notes historiques et culturelles, promenons nous (dans les bois…). Il faut quand même que je ne m’écarte pas trop du récit de mes aventures. Nous étions (toujours) le dimanche 13 juillet 2008 (oui je sais, j’avance pas vite, mais faut faire durer le plaisir!) et nous sortions de la gare de Shibuya. Après s’être tous regroupé autour de la statue de Hachiko (à qui j’ai fait un bisou, c’était quand même un de mes impératifs), on est tous restés un moment à regarder autour de nous. Ce carrefour tout de même mythique, il fallait s’en mettre plein les mirettes!! Ainsi, pendant que d’autres s’adonnaient à leur vice dans le coin fumeur (ça aussi faudra que je vous en parle…), nous autre sain de corps et d’esprit admirions tout à la fois le Sarbuck et l’écran géant du Q Front, le 109 et le 109-2, les enseignes publicitaires (j’avais de la chance, y’avait Arashi partout!! Ça aussi je vous en parlerai…), le Tokyu et le koban (commissariat du coin… faites moi penser à vous parler des flics à Tokyo). Notre GO, qui avait pour mission de nous faire visiter Shibuya etShibuya Q front de nous mener à Yoyogi, nous a fait traverser le carrefour, sous la floppée de sons que font les feux tricolores (pas tout à fait comme chez nous). Et là, y’a des dingues qui ont commencé à se plaindre qu’ils avaient faim! Non mais je vous jure… Comme on était une belle troupe (plus de 20 personnes…), on a même pas essayé d’entrer dans un resto. Au final, on s’est tous séparés. D’un côté le clan des gens qui vont au resto et de l’autre le clan des gens qui vont tester la bouffe du combini du coin. Bien évidemment je faisais partie de la deuxième équipe! C’est dans ce combini de Shibuya que j’ai acheté mon premier CC Lemon (boisson au goût de citron chimique mais il y avait un cadeau avec!!!) et… qu’ai-je mangé? Je ne sais plus, je crois que j’ai pris onigiri… Et forcément je ne retrouve pas le ticket… pfff… Bref! Certains de mes compagnons ont tenté des choses « originales », telle que la plâtrée de nouilles (mais je crois qu’il fallait la passer au micro onde avant) et les boissons déshydratantes que si t’en bois trop t’es malade Shibuya(Pocari Sweat, Aquarius et leurs potes, parfois vicieux). Forcément, les gens qui ont choisi le resto, on ne les a jamais revu. Nous avions RDV devant la grosse frite du Mc Do (clic la photo)  mais à l’heure dite, personne. Et au Japon, on est ponctuel ou on est mort! Ils sont morts… Paix à leur âme mais au moins, on a continué le chemin vers Yoyogi, en croisant tous ces magasins aux noms célèbres, Seibu, Parco, Marui, HMV, Tower Records et Condomania. Chemin faisant, nous nous rapprochions du but de ce dimanche et des autres qui ont suivi, Yoyogi Koen, le royaume des saltimbanques et des troubadours nippons…

Je ne dirais pas que le prochain article traitera de Yoyogi parce que j’aurais surement envie de revenir sur quelque chose d’autre avant, donc le prochain article sera… une surprise!!!!



Un bisou à Hachiko

Je tiens à prévenir les âmes sensibles, cet article va être larmoyant. Vous avez la boite de Kleenex? Alors vous êtes parés…

HachiHachiko, un emblème nippon, le symbole de la fidélité et de la loyauté. « Mais pourquoi? » diront les incultes… Alors laissez moi vous conter l’histoire de ce chien fidèle. Il était une fois, en 1924, un professeur de l’université de Tokyo qui acheta un chien (de la race Akita, ils sont magnifiques) et lui donna le nom de Hachi (ko est un suffixe affectueux). Pour se rendre à son travail, le professeur allait à la gare de Shibuya, accompagné de son chien qui rentrait seul à la maison. Le soir, le chien allait attendre son maître devant la gare. Cependant, en mai 1925, le professeur décéda à son travail. Hachiko continua pourtant d’aller l’attendre devant la gare. Pendant 10 ans, il fit le guet, nourri par les habitants du quartier, admiratifs devant la fidélité de l’animal. Ils essayèrent de le garder chez eux mais il s’enfuyait toujours pour se rendre à la gare. C’est en mars 1935 qu’on retrouva le corps d’Hachiko, dans les environs du pont Inari de la rivière de Shibuya. Ses restes furent empaillés et sont maintenant exposés au Musée des Sciences Naturels de Tokyo.

Certains vous diront qu’en fait Hachiko n’attendait pas son maitre mais simplement de la nourriture. D’autre diront que toute cette histoire est une légende urbaine, inventée pour fournir au peuple un modèle de loyauté. Pour ma part, je préfère me dire que tout ça est vrai.

HachikoConcernant l’emblème, une première statue de bronze fut érigée devant la gare de Shibuya en 1934, Hachiko lui même était présent à son inauguration. Malheureusement la pénurie de métaux lors de la seconde guerre mondiale imposa qu’on fonde la statue. En août 1948, une nouvelle statue fut érigée devant une sortie de la gare qui pris le nom de « Sortie Hachiko ». Aujourd’hui, en quittant la gare par cette sortie, on arrive directement en face de la statue, devenue haut lieu de rendez vous et de pèlerinage. On trouve également une statue de bronze à la gare d’Oodate dans la préfecture d’Akita, ville natale d’Hachiko. Il s’y trouve aussi un sanctuaire qui lui est dédié.

 

Cette histoire a été une grande source d’inspiration pour nombre de romans et oeuvres cinématographiques. Je pense en particulier à un film japonais de 1987, « Hachiko monogatari », dont un remake américain baptisé « Hatchi » (oui, avec un « t », ce n’est pas une faute de frappe) sort sur les écrans début juin, avec en tête d’affiche Richard Gere… Bon, inutile de vous inciter à regarder la version japonaise, en version originale évidemment. Rassurez moi… Et que tous ceux qui ont un jour versé une larme sur cette histoire me laisse un commentaire, histoire de me sentir moins seule, merci…



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Shibuya, Shibuya desu…

Productivité, quand tu nous tient…

ShibuyaMaintenant que vous avez votre pingouin en poche et que vous savez comment fonctionne le métro, commençons la vraie visite de la ville. Direction Shibuya! Ceux qui connaissent auront le pincement au coeur nostalgique, d’autre connaissent peut être via les jeux vidéos (pub pour ce merveilleux jeu sur DS qu’est The World Ends With You et qui se passe à Shibuya). Pour les autres incultes, faisons un point. Il s’agit d’un arrondissement de Tokyo qui comprend les quartiers de Shibuya (non?? ah bon je croyais…), Daikanyama, Ebisu (Garden Place), Harajuku (Takeshita-dori…), Hiroo, Sendagaya, Omotesando (les Champs Elysées de Tokyo) et Yoyogi (vous vous souvenez? Le dimanche c’est fête de la musique). Je ne m’attarderai que sur Shibuya dans un premier temps mais les autres quartiers suivront, pas d’inquiétudes!! Et quand on parle de Shibuya, on a tout de suite en tête le carrefour titanesque surplombé par les écrans géants; la tour 109, temple de la mode au féminin (mais que ces messieurs se rassurent, il y a le 109-2 pour vous); et bien sur Hachiko, ce chien dont l’histoire en a fait pleurer plus d’un. Shibuya, c’est aussi le temple de la jeunesse branchouille, quand tous les Shibuya Boy et les Shibuyettes vont finir leur soirée au karaoké ou au game center après une journée shopping et un restaurant à thème. Et pour les couples, rien de tel qu’une petite pause coquine dans un des nombreux love hotel de Dogenzaka. Petite parenthèse pour expliquer ce qu’est un Shibuya Boy, et donc sa Shibuyette associée. Un Shibuya Boy, voyez, c’est un jeune homme (Tokyoite bien sur) qui se la joue branchouille. Et pour ça, il va se décolorer les cheveux en blonds chatain d’une couleur douteuse et les coiffer à grand renforts de gel, il s’habille tel un host prêt au service avec l’accessoire indispensable : la babouche santiag (oui c’est concept, j’ai pas de photos mais j’y penserai cet été…) et ne se promène jamais sans sa Shibuyette. Elle aura aussi les cheveux décolorés, aura fait des séances d’UV à outrance et portera en toutes saisons le mini short fluo qui fait rêver les hommes (si si, j’en ai vu une paire qui bavaient devant…). On reconnait encore mieux ces 2 spécimens à la sortie du karaoké, quand lui vomit dans le caniveau et elle lui fait de l’air avec son éventail… 青春だなあ… 


Le métro, comment ça marche?

Finalement, on y arrive, voilà la gare de Nishi-Kawaguchi! Oui vous l’attendiez tous avec impatience, j’en ai fais des tours et détours avant d’avancer dans mon périple, mais avouez le… Vous aimez ça!!! Nous voilà arrivé à une étape difficile, le métro… Le métro à Tokyo, c’est pas vraiment comme le métro de Paris, c’est pire. C’est tentaculaire, ça coûte un peu cher, et il y a tout plein de lignes différentes gérées par des compagnies différentes. Bref, c’esmétro tokyot un joyeux bordel. Mais on s’en sort!! (vive le code couleur!).

Nous avons d’un côté le « vrai » réseau Tokyo Metro qui gère 9 lignes (Ginza, Marunouchi, Hibiya, Tôzai, Chiyoda, Yurakuchô, Hanzomon, Nanboku et Fukutoshin) et de l’autre le réseau Tôei qui en gère 4 (Asakusa, Mita, Shinjuku, Oedo). A côté de tout ça se trouve une ligne de métro automatique, la Yurikamome qui fait la navette entre Ginza et Odaiba. Et au milieu de tout ça se trouve une partie du réseau JR comme la Yamanote (ligne circulaire qu’on peut aller partout avec) et la Chûô-sôbu (qui relie Mitaka à Chiba). Mais pas de panique, les différents réseaux cohabitent joyeusement et il y a des correspondances un peu partout.

Attention, pour payer le métro, ça ne fonctionne pas comme en France. Il n’y a pas de ticket unique pour voyager sur des zones prédéfinies. Il s’agit de payer en fonction du trajet. Je m’explique. On valide la carte à puce en entrant dans le métro. La borne débite la carte du montant minimum (soit 120Y), on la valide à chaque correspondance et ce n’est qu’à la sortie que la carte est débitée du reste du montant en fonction du trajet effectué. Et pour voyager sur tout ce réseau, vous allez avoir besoin d’un pingouin!! L’équivalent de notre Pass Navigo, la SUICA, a Suicapour mascotte un petit pingouin tout mignon omniprésent dans les gares, sur les écrans et même dans la rue. La SUICA est une espèce de porte-monnaie électronique qui s’achète pour à peu près 500Y de caution et on met de l’argent dessus en fonction de nos trajets. On peut même s’en servir sur les distributeurs de boissons et dans les combini.

Enfin, parlons accessoires, le métro Tokyoite est le plus propre que j’ai jamais vu, le plus agréable (hors heures de pointes. Ah, ce n’est pas une légende, il y a bien des « pousseurs » à l’heure de pointe. Dans ces moments là, on est heureux d’être européen et plus grand que les autres pour pouvoir respirer) et le plus performant. Pour citer des exemples : comme dans les rues, il n’y a pas un papier qui traîne par terre. La ponctualité est respectée à la seconde. En été il y a la clim et en hiver les sièges chauffants. Dans la Yamanote il y a la TV avec de la pub, l’horoscope, des recettes de cuisine… Personne n’y joue de l’accordéon ou de la trompette pour espérer gagner quelques sous… Revenir au métro parisien après 1 mois de Yamanote, je vous assure que c’est très dur et déprimant.


Le combini, ce qui me manque le plus…

7/ElevenPreviously on my blog… je vous parlais du 99 et du 7/Eleven qu’il y avait sur le chemin de la gare. Alors qu’est ce qu’un 99? Qu’est ce qu’un 7/Eleven? Et bien, 99, 7/Eleven, Sunkus, Lawson, FamilyMart et tous les autres sont des combini, « convenience store », des commerces de proximité ouverts 24h/24 et 7j/7. On y trouve du manger (gâteaux, bento, fruits et légumes), du boire (café, thé, chocolat, eau, jus en tous genres), du produit de tous les jours (brosse à dent, dentifrice, gel douche et même du jus à lentilles pour les bigleux comme moi), des magazines et que sais-je encore. On peut aussi y trouver des bornes de retrait d’espèces, des timbres, un service fax et internet… Le 99 est un peu particulier (tout comme le 100Y shop) car tous les articles qui s’y vendent (sauf rares exceptions) valent 99Y. Et quand on entre dans un 99, on peut être sûr d’en sortir avec la chanson dans la tête pour la journée.

Le combini, c’est l’art de ne jamais manquer de rien. Il y en a partout tout le temps et on y trouve tout ce qui permet de survivre. Un petit creux à 2h du matin? Allons au combini acheter un bento, des onigiri ou un sandwich au pain pas cuit! Envie de sucré? Pas de problèmes, achetons du pain fourré au chocolat ou une glace! Horreur malheur, j’ai perdu ma brosse à dent!! Va au 99, c’est à côté! La réponse à tous vos problèmes se trouvent dans un combini. En France, certaines épiceries sont ouvertes jusqu’à 22h mais on ne trouve nul part le concept du combini. Ami lecteur, si un jour tu vas là bas et que tu y goûtes, tu peux être sûr que c’est ce qui te manqueras le plus une fois de retour en France…

Petit interlude musical :  Le combini, ce qui me manque le plus... dans culture mp3 Shop 99

SHOP99 99 99
SHOP99 99 99
だてに安くはありません              il n’y a pas plus bon marchéShop 99
あなたを想って99 99                 vous pensez au 99
あなたのおうちに届けたい          on vous tend la main
そーんな気持ちで99 99             ce sentiment c’est 99
SHOP99 99 99
SHOP99 99 99
キャベツにダイコン99 99        choux et radis au 99
お肉にお魚99 99                        viande et poisson au 99
お菓子だプリンだヨーグルト     des bonbons, des gâteaux et des yaourts
まとめて買いましょ99 99        achetons ensemble au 99
SHOP99 99 99
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Prière mode d’emploi – dimanche 13 juillet

Previously on my blog… Je vous parlais de la résidence dans laquelle j’allais loger pendant 1 mois, ma maison à Tokyo. Maintenant il est temps de sortir un peu et de commencer la visite.

Temple WarabiNotre joyeux petit troupeau suivi docilement notre guide à travers les rues de Warabi jusqu’à la gare de Nishi-Kawaguchi. En voilà un charmant petit patelin! Mais qu’est ce là bas au loin, sur ma gauche?? Des toriis?? Dites moi pas que c’est pas vrai, que j’ai un temple à côté de la maison!!! Et bien si! Caché derrière une allée de toriis, un petit autel et sa cloche rituel n’attendaient que moi, gardé de chaque côté par kitsune, des renards messagers des kami. Je ne suis pas allée prier à ce moment mais j’y suis retournée le soir en rentrant. Alors c’est parti pour un didacticiel…

« how to pray in Japan » : Tout d’abord, assurez vous d’avoir de la monnaie, en général une pièce de 5 yens c’est bien, ça symbolise la chance. Évitez toutefois tout ce qui rapporte à 4 ou 9 car ce sont des chiffres plutôt négatifs (apparentés à la malchance et à la mort, c’est pas vraiment le but ici). Face à l’autel, inclinez vous bien bas. Ensuite, jetez vos espèces sonnantes et trébuchantes dans la boite. Sonnez la cloche en secouant la corde et frappez dans vos mains 2 fois de suite. Les mains jointes à hauteur de la poitrine, tête inclinée et yeux fermés, faites votre prière. Quand vous avez fini de formuler votre voeu et de remercier tous ces gens là haut, inclinez vous et si vous êtes comme moi, essuyez la petite larme qui coule au coin de l’oeil.

TanukiPlus tard je vous expliquerai comment faire le rituel de purification avant d’entrer dans un sanctuaire. Pour l’instant, respectons la chronologie de mes évènements et continuons la route en direction de la gare. En fait, il n’y a pas grand chose à dire de plus. Sur le chemin se trouvait un 99Y et un Seven/Eleven (qui feront sûrement l’objet d’un article) et une magnifique devanture de restaurant gardée par un tanuki, cette espèce d’esprit raton-laveur farceur mis à l’honneur dans Pompoko (que ceux qui ne l’ont pas vu se le procure immédiatement!!).

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